Les médecins acupuncteurs français se mobilisent

Après les attaques d’un collectif de médecins français ayant publié un article dans Le Figaro contre les acupuncteur, ceux-ci se mobilisent et mettent à disposition leur base de données scientifique pour que les médecins puissent se documenter par eux-mêmes.

S’il y a bien une discipline médicale dite complémentaire qui se défend bien au niveau des preuves, c’est bien l’acupuncture !

Voici la lettre du GERA ainsi que les liens qui donnent accès à leur base de données.

… Sur la méthodologie et les problématiques de mise en place du répertoire
voir l’article ci-joint. Sont actuellement répertoriées 1.174 revues
systématiques portant sur près de 250 pathologies. Ont été également
incluses les recommandations de bonne pratique nationales et
internationales abordant la question de l’acupuncture. Les données sont
actualisées en continu : chacun peut avoir en direct l’état de l’évaluation
dans chaque pathologie. Pour un rapide, et uniquement exploratoire point de
vue sur les indications voir :

http://www.wiki-mtc.org/doku.php?id=acupuncture:evaluation:rapports d
experts et conferences institutionnelles
<http://www.wiki-mtc.org/doku.php?id=acupuncture:evaluation:rapports%20d%20e
xperts%20et%20conferences%20institutionnelles

Dans toutes les conférences institutionnelles, l’acupuncture présente des
indications à haut niveau de preuve, justifiant sa présence dans les
systèmes de santé.

Pour chaque pathologie, les données relatives à l’acupuncture sont à
confronter avec celles des autres thérapeutiques disponibles et
particulièrement des thérapeutiques non médicamenteuses. Dans une
pathologie donnée, même si l’acupuncture a un niveau de preuve paraissant
peu élevé, la plupart du temps le niveau des thérapeutiques recommandées
n’est pas supérieur. Dans le répertoire figurent pour certaines disciplines
les données relatives aux traitements de référence à des fins de
comparaison.

La plupart des documents référencés sont disponibles et une copie peut être
adressée (centre.doc@gera.fr <mailto:centre.doc@gera.fr ). www.gera.fr

Par ailleurs je vous rappelle que la dernière version de notre base de
données Acudoc2 a été mise en ligne :

http://wiki-mtc.org/acudoc/acudoc.php

Elle comporte 185.300 références dont plus de 8.000 ECR et des milliers
d’études expérimentales animales.

L’acupuncture est objet de science, objet d’étude d’une vaste communauté
médicale et scientifique au niveau international. C’est cela et uniquement
cela (vous voyez autre chose ? ) qui distingue une pratique médicale de
l’acupuncture d’une pratique non médicale, qui justifie notre présence dans
le système de soins, qui justifie l’enseignement dans les facultés de
médecine. Ce constat doit être au centre de notre communication médicale,
comme au centre de la formation de nos jeunes confrères.

Bonne journée à tous.

Johan Nguyen


Fusionner l’Agmar, la SACAM et l’ATMA en une seule société?

La présidente de l’ASA, la Dre Anita Meyer, relance l’idée d’une fusion des sociétés filles. Cette idée avait déjà été lancée par l’ancien président, le Dr Michel Vouilloz, mais n’avait trouvé d’écho ni auprès de la SACAM ni auprès de l’Agmar.

Aujourd’hui, la SACAM semble plus séduite par l’idée. Les arguments énoncés sont surtout d’ordre pragmatique. La représentativité au niveau international est aussi avancée. L’idée est de réunir les aspects administratifs en un seul lieu, et de préserver les trois entités-filles en écoles, chacune restant maîtresse de ses spécificités.

Pour le comité de l’Agmar, cette idée pourrait être bonne, mais avec l’objectif de nous renforcer au niveau politique, mieux défendre les intérêts des médecins à Berne et nous passer de l’Union qui n’est pas toujours représentative de nos intérêts propres – alors que les acupuncteurs représentent la moitié des membres de l’Union. Pour rappel, l’Union défend les intérêts des médecines complémentaires dans leur ensemble. De nombreux acupuncteurs manifestent leur désir de se distinguer des homéopathes et praticiens de la médecine d’inspiration anthroposophique, arguant que l’acupuncture est « evidence-based » contrairement à d’autres médecines complémentaires. Les acupuncteurs emboîteraient alors le pas aux praticiens de neuralthérapie qui ont quitté l’Union il y a quelques années.

Le débat doit donc avoir lieu. Ces questions sont présentes depuis des années, mais ne donnent jamais l’impression d’aboutir. Par ailleurs, il n’est pas tout d’avoir de bonnes idées, il faut ensuite les mettre en pratique.

Alors que ceux qui souhaitent s’exprimer le fassent, par exemple au travers du bulletin de l’ASA (écrire à brigitte.ausfeld@bluewin.ch), ou en nous écrivant à info@agmar.ch. Je me tiens également à disposition kursd@me.com

Dr David Kursner, président de l’Agmar